Appareil génital masculin reproducteur organes génitaux
| SYSTEME REPRODUCTEUR
Anatomie de l'homme Le système reproducteur de l'homme comprend deux ensembles d'organes, les organes génitaux internes et les organes génitaux externes. Le scrotum et le pénis composent les organes génitaux externes. Les organes génitaux internes comprennent les gonades, qui produisent les gamètes (spermatozoïdes) et des hormones, les glandes annexes, qui sécrètent des substances essentielles au mouvement des spermatozoïdes, et un réseau de conduits destinés au transport des spermatozoïdes et des sécrétions glandulaires (figure ).
Les gonades mâles, appelées testicules, comportent chacune un réseau de conduits enroulés de façon compacte et entourés de plusieurs épaisseurs de tissu conjonctif. Il s'agit des tubules séminifères dans lesquels les spermatozoïdes sont formés. Les cellules interstitielles du testicule disséminées entre les tubules séminifères élaborent la testostérone et d'autres androgènes (hormones sexuelles masculines). Chez la plupart des Mammifères, la formation des spermatozoïdes ne peut s'effectuer à la température normale du corps, mais les testicules des Humains et de nombreux autres Mammifères sont situés à l'extérieur de la cavité pelvienne et abrités dans le scrotum, un repli de peau. La température du scrotum est d'environ 2 °C inférieure à celle de l'organisme. Les testicules se forment un peu plus haut dans la cavité pelvienne et descendent dans le scrotum juste avant la naissance. (Chez 1 à 2 des garçons, les testicules ne descendent pas mais on peut y remédier par un traitement hormonal ou par voie chirurgicale.) Chez certains Mammifères (autres que les Humains), les testicules se rétractent à l'intérieur du corps entre les saisons de reproduction. Les Baleines et les Chauves-Souris font exception parce que leurs testicules restent à l'intérieur de la cavité pelvienne de façon permanente. À partir des tubules séminifères des testicules, les spermatozoïdes pénètrent dans les canalicules efférents qui forment l'épididyme, où ils sont entreposés et terminent leur maturation. Au cours de l'éjaculation, les spermatozoïdes sont expulsés de l'épididyme par l'intermédiaire du conduit déférent, dont la paroi est tapissée de muscles. Ces conduits quittent le scrotum, contournent la vessie et se rejoignent derrière elle pour former un court conduit éjaculateur. Ce dernier aboutit dans l'urètre, un conduit qui draine à la fois le système excréteur et le système reproducteur. Chez l'homme, ces deux systèmes sont donc reliés mais, comme nous allons le voir, tel n'est pas le cas chez la femme. L'urètre pénètre dans le pénis et débouche sur l'extérieur par le méat urétral. Outre les testicules et les conduits, le système reproducteur de l'homme comprend trois ensembles de glandes qui ajoutent leurs sécrétions au sperme, le liquide qui est éjaculé. Les vésicules séminales produisent environ 60 % du volume total du sperme. Cette paire de glandes se trouve en arrière et en dessous de la vessie, et leur sécrétion se déverse dans le conduit éjaculateur. Le liquide provenant des vésicules séminales, de consistance visqueuse et de couleur blanchâtre, renferme du mucus et des acides aminés ainsi que de grandes quantités de fructose (glucide) qui constituent une source d'énergie pour les spermatozoïdes. Les vésicules séminales sécrètent également des prostaglandines (voir le chapitre 41). Lorsque ces messagers chimiques se retrouvent dans le système reproducteur de la femme, ils provoquent des contractions des muscles utérins qui facilitent le mouvement du sperme vers le fond de l'utérus. Des protéines présentes dans le liquide séminal provoquent la coagulation du sperme déposé dans le système reproducteur de la femme, et les contractions des muscles utérins déplacent ainsi plus facilement le sperme. La prostate est la plus grosse des glandes annexes. Elle entoure la partie supérieure de l'urètre et déverse directement ses sécrétions dans ce dernier par l'intermédiaire de plusieurs petits conduits. Le liquide prostatique est fluide, laiteux et relativement alcalin, ce qui a pour effet d'équilibrer l'acidité de l'urine restant dans l'urètre et l'acidité naturelle du vagin. La prostate cause certains problèmes médicaux assez répandus chez l'homme ayant dépassé la quarantaine. Plus de la moitié des hommes de ce groupe d'âge souffrent d'un gonflement bénin (non cancéreux) de la prostate. Les glandes bulbo-urétrales, les dernières structures annexes, sont une paire de petites glandes situées le long de l'urètre, sous la prostate. On ne connaît pas encore leur fonction. Elles sécrètent un liquide visqueux avant l'éjaculation. On a suggéré que ce liquide joue le même rôle que le liquide prostatique ou qu'il sert à lubrifier le pénis et le vagin, mais le volume produit (une ou deux gouttes seulement) ne permet sans doute pas d'assurer cette dernière fonction de manière efficace. Comme le liquide bulbourétral entraîne quelques spermatozoïdes libérés avant l'éjaculation, le coït interrompu (une méthode visant à prévenir la fécondation) connaît un taux d'échec élevé. Le pénis humain comprend trois cylindres de tissu érectile provenant de veines et de capillaires modifiés; il s'agit du corps spongieux qui entoure l'urètre et forme le gland, et des deux corps caverneux qui recouvrent en grande partie le corps spongieux à l'exception du gland. Au cours de l'excitation sexuelle, le tissu érectile s'emplit de sang artériel. L'augmentation de la pression bloque les veines qui drainent le pénis, lequel se gorge de sang .L'érection qui en résulte permet l'insertion du pénis dans le vagin. Les Rongeurs, les Ratons laveurs, les Morses et plusieurs autres Mammifères possèdent en outre un baculum, un os qui raidit le pénis.
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