PMA (procreation médicalement assitée)


Thematique: Accouchement
La PMA dans l'actualité Française

La PMA dans l’actualité française

A l’heure où la société française s’interroge sur la Procréation Médicalement Assistée (ou PMA), accessible à toutes les femmes, célibataires et couples lesbiens inclut, peut-être est-il utile de faire un petit retour sur cette notion qui fait couler autant d’encre. La PMA entraine des débats passionnés dans lesquels chacun des camps est fermement accroché à ses positions. 

La procréation médicalement assistée

En France, 10% des couples n’arrivent pas à concevoir seuls un enfant. A la différence de la Gestation Pour Autrui (ou GPA), la PMA ne fait pas intervenir d’autre femme pour porter l’enfant. Quelle que soit la technique qui sera retenue, fécondation in vitro, insémination artificielle, ou dont de gamètes.

La PMA est très présente dans l’actualité depuis quelques temps, du fait que la procréation médicalement assistée devait être, suivant certains propos politiques, généralisée à l’ensemble des femmes. A l’heure actuelle, cette mesure n’est qu’en discussion, et pour le moment, la loi n’autorise le recours à la PMA qu’aux femmes hétérosexuelles en âge de procréer. C’est Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, qui a annoncé, en septembre dernier, que le projet de campagne de l’actuel président de la République serait tenu, et ce durant l’année 2018.

Cette proposition est maintenant connue sous le vocable de « PMA pour toutes », reprenant ainsi le principal slogan de ceux et celles qui ont milité en ce sens depuis quelques années. Pour que cela soit possible, il faudrait que les lois bioéthiques, l’ensemble des mesures qui régissent les actes médicaux pouvant poser certains questionnements moraux, soient modifiés. Cela va certainement être bientôt le cas, puisque les états généraux et le comité de la bioéthique sont maintenant ouverts.

Les états généraux

Les états généraux, à l’image de ceux qui ont pu avoir lieu dans notre passé, sont une consultation, un ensemble de débats, des principaux acteurs de la bioéthique. Médecins, associations, militants, représentants religieux et patients, ce débat ouvert invite tous les potentiels participants à la réflexion, à venir exprimer leur avis.

Et parmi les sujets présents au débat, figure bien entendu, la PMA pour toutes, ainsi que quelques autres moins polémiques comme l’intelligence artificielle, ou le développement de certains aspects des neurosciences. Cette consultation citoyenne est en place depuis le 18 janvier, et l’IFOP nous apprend que 64% des français seraient favorables à cette initiative.

Mais concernant les participants au débat, cette consultation est vite devenue une réelle guerre de position, dans laquelle il semble impossible de trouver un accord. D’un côté du ring se trouvent d’anciens militants de la manif pour tous, les différentes associations catholiques, des associations anti-euthanasie, et des mouvements anti-IVG. Dans le coin opposé, les associations LGBT (Lesbiennes, Gais, Bisexuels, Transsexuels), des mouvements féministes, et divers autres groupes de militants pro PMA.

Ces affrontements intellectuels sont inévitables lorsque la société ressent le besoin d’aborder des sujets aussi sensibles que celui-ci, car ces débats traitent directement de concepts philosophiques, où chacun a une interprétation propre.

Quoi qu’il en soit, ces états généraux, qui se déroulent, dans toute la France (des débats sont tenus dans chaque département), ont pour vocation, de permettre au gouvernement, de déposer un projet de loi, devant le parlement, dans le courant de l’été, afin que ce dernier puisse l’adopter (ou non d’ailleurs) débuts 2019.

Il n’est probablement pas nécessaire de rappeler que si la PMA n’est pas une pratique récente, la première insémination artificielle remontant au XVIIIème siècle, la généralisation à son recours est un sujet sensible. Le Comité consultatif national d’éthique, qui est chargé de mener les débats, a pourtant rendu un avis favorable à cette mesure en juin 2017. Actuellement, les personnes prônant l’adoption de cette extension aux Lois Bioéthiques, et ayant besoin d’avoir recours à la PMA, sont contraintes d’aller rendre visite à certains de nos voisins européens (comme l’Ukraine par exemple), pour pouvoir concevoir. Les opposants, eux, brandissent l’étendard argumentaire du « vrai parent », et de l’intérêt de l’enfant. Tandis que les philosophes prenant part aux discussions rappellent que nous ne sommes plus réellement dans la question médicale, mais plutôt en train de trancher une interrogation sociétale forte.

 

Quel que soit le résultat du vote, réfléchir à la question de la généralisation de la PMA, est une obligation liée à l’évolution de notre société moderne et à ses changements de mœurs.


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