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La sclérose en plaques




Thematique:

Décrite pour la première fois par le neurologue Jean Martin Charcot en 1868, la sclérose en plaques est une maladie auto-immune chronique. Elle est grave et connaît une évolution variable. Elle est rare chez les enfants en dessous de 10 ans, mais touche trois femmes pour un homme, au-delà de 50 ans...

Description de la sclérose en plaques

C'est une maladie qui touche le système nerveux central, particulièrement le cerveau, la moelle épinière et le nerf optique. A l'origine, une inflammation apparaît par réaction auto-immune (le corps considère la myéline comme un étranger), engendrant la démyélinisation qui perturbe la transmission des influx nerveux.

Une personne qui a un parent atteint de sclérose en plaques risque de la développer. Les autres facteurs seraient le déficit en vitamine D, le terrain fumeur, l'atteinte virale par le virus d'Epstein-Barr, le gras animal ou le contact avec les solvants chimiques. Il existe 3 modes évolutifs pour la forme classique :
   •    La forme récurrente ou rémittente ;
   •    La forme progressive primaire ;
   •    La forme progressive secondaire ;

L'évolution du mal est imprévisible et diffère d'un patient à l'autre.

Les symptômes

La sclérose en plaques survient entre l'âge de 20 à 40 ans. Elle se révèle dans 20 % des cas par un syndrome pyramidal qui est caractérisé par des troubles de la marche, avec une fatigabilité importante. On verra aussi des réflexes exagérés au niveau des membres inférieurs, une spasticité, le signe de Babinski qui est une abolition des réflexes cutanés abdominaux.

Ensuite, le signe évoquant le plus la maladie est la névrite optique rétrobulbaire. Elle se manifeste par une baisse de l'acuité visuelle, une douleur orbitaire et oculaire accentuée par les mouvements des yeux.

On peut constater des troubles de la sensibilité comme le fourmillement, la paresthésie, un signe de Lhermitte positif (impression de décharge électrique le long du rachis pendant la flexion du cou).

D'autres symptômes moins importants peuvent survenir tels qu'un syndrome vestibulaire, un syndrome cérébelleux, une diplopie, une paralysie faciale, des troubles génito-sphinctériens, une asthénie et une dépression.

Les remèdes

   •    Traitement de la poussée :
Apporter des corticostéroïdes au corps pendant 3 semaines, avec les mesures de prévention des effets secondaires : supplément en calcium, en potassium, en vitamine D, régime désodé, surveillance de la tension artérielle...
   •    Traitements de fond : il en existe 3 types dont l'objectif est de ralentir l'altération de la myéline :
     −    Immunomodulateurs (la famille de l'interféron bêta) ;
     −    Inhibiteurs sélectifs des molécules d'adhésion ;
     −    Immunosuppresseurs au deuxième ou de troisième recours.

Certains immunosuppresseurs sont employés pour les formes progressives. Et la kinésithérapie associée à une prise en charge socio-psychologique est importante.


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